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COVID-19 : la vague atteint un plateau au niveau continental

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Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la vague de Covid19 sur le continent africain a atteint un plateau la semaine du 13 janvier 2021. En revanche, on observe une hausse continue des contaminations en Côte d’Ivoire.

Recul des contaminations en Afrique de l’Est et centrale et hausse des infections en Afrique de l’ouest

Après une augmentation continue de six semaines, la quatrième vague épidémique de Covid-19, alimentée par le variant Omicron a atteint un plateau le 13 janvier 2021. L’incidence de la pandémie a baissé en Afrique de l’Est et en Afrique centrale. Alors que les infections ont augmenté en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest. « Les premières indications montrent que la quatrième vague en Afrique a été abrupte et brève, mais non moins déstabilisante. La mesure essentielle de riposte à la pandémie dont l’Afrique a grand besoin reste la même, à savoir une augmentation rapide et conséquente du nombre de personnes vaccinées contre la COVID-19. La prochaine vague pourrait être moins indulgente », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Hausse des infections en Côte d’Ivoire

Depuis le 21 décembre 2021, on observe une hausse significative des infections à la Covid-19 avec 739 infections en moyenne par jour. Cette augmentation s’explique par la progression du variant Omicron ont indiqué les autorités ivoiriennes et l’augmentation des rassemblements et des interactions sociales lors des festivités de fin d’année.

La Côte d’Ivoire dénombrait mercredi 79 088 cas confirmés de Covid-19 dont 73 648 guéris, 753 décès et 4 687 cas actifs le 15 janvier selon le ministère de la Santé. La Côte d’Ivoire ambitionne de vacciner moins 70 % des populations cibles seront vaccinées dans le Grand Abidjan d’ici la fin de l’année.

African Media Agency (AMA)

Afrique : après la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine augmente encore les risques sur le continent

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NEW YORK, USA, le 09 Mai 2022 -/African Media Agency (AMA)/-Déjà sous le choc de la Covid-19, les combats en Ukraine ont introduit de nouveaux risques importants et inquiétants susceptibles d’avoir un impact important sur l’Afrique, ont averti vendredi des experts en développement de l’ONU.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie affectera la sécurité alimentaire sur le continent, à la fois en matière de disponibilité et de prix des aliments importés, ainsi qu’en ce qui concerne les incertitudes croissantes sur les marchés financiers mondiaux et les chaînes d’approvisionnement.

La Russie et l’Ukraine, souvent qualifiées de grenier à blé du monde, sont des acteurs majeurs de l’exportation de blé et de tournesol vers l’Afrique.

Ces deux pays représentent 80% de toutes les importations de blé de l’Algérie, de l’Égypte, de la Libye, du Maroc, de la Tunisie, du Nigéria, de l’Éthiopie, du Soudan et de l’Afrique du Sud. Ces importations devraient atteindre 76,5 millions de tonnes d’ici 2025.

Un immense mécontentement

Lors d’une conférence de presse à Genève sur les impacts de la guerre en Ukraine sur l’Afrique, Ahunna Eziakonwa, Directrice du bureau Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a déclaré que la pandémie de Covid-19 avait déjà créé un « immense mécontentement » à travers le continent.

La pandémie a plongé des dizaines de millions de personnes dans la pauvreté et « fait reculer » la démocratie dans certaines parties de l’Afrique, a-t-elle ajouté.

La pandémie a également compliqué les efforts pour surmonter l’insécurité et la violence, a poursuivi le Directrice régionale du PNUD, faisant référence à l’extrémisme violent et aux chocs climatiques qui ont déstabilisé de vastes zones de la région du Sahel ces dernières années.

« Nous n’avons jamais connu une plus grande pression et un plus grand défi dans notre capacité à maintenir la paix et le développement et une planète saine », a déclaré la cheffe de bureau en référence à la pandémie.

Augmentation de la pauvreté et des inégalités

« Nous avons vu comment la Covid-19 a compliqué l’effort pour surmonter l’insécurité créée par de nombreuses forces, y compris l’extrémisme violent, et son impact a affecté les moyens de subsistance, mais a également créé un immense mécontentement au sein de la population ce qui a entraîné une régression en matière de démocratie », a ajouté Mme Eziakonwa.

Cela a également entraîné une augmentation « une augmentation de la pauvreté et des inégalités », a-t-elle encore dit.

L’économiste principal du PNUD pour l’Afrique, Raymond Gilpin, a noté que la dépendance du continent vis-à-vis des importations de nourriture, de carburant, de médicaments et de biens de consommation le rendait particulièrement vulnérable à la hausse de l’inflation mondiale.

Recul des progrès

Décrivant la situation comme « une crise sans précédent pour le continent », il a expliqué que l’Afrique est confrontée à la fois aux « effets continus de la Covid… aux effets nouvellement ressentis de la guerre russo-ukrainienne et… aux défis et aux pressions liés au climat ».

« Alors que le coût du carburant devient plus cher (…), nous allons voir des millions de ménages se tourner vers des sources d’énergie non durables, et cela dans de nombreux environnements fragiles, en particulier des endroits comme le Sahel », a déclaré M. Gilpin.

« Nous allons voir beaucoup plus de déforestation et un recul des progrès significatifs qui avaient été réalisés dans le verdissement du Sahel », a-t-il ajouté.

De plus, les tensions vont probablement augmenter, avec une « forte possibilité » qu’elles transforment en manifestations violentes, a-t-il estimé.

Dimanche dernier, lors d’une visite au Sénégal, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que lorsqu’on examine la situation socio-économique, « il est impossible de ne pas mentionner la guerre en Ukraine et son impact sur l’Afrique ».

Cette guerre a aggravé une « triple crise alimentaire, énergétique et financière » à travers le continent africain, a-t-il souligné.

Distribué par African Media Agency ONU Info.

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Source : African Media Agency (AMA)

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La Fondation Rockefeller injecte 55 millions de dollars pour que les vaccins Covid-19 soient acheminés des aéroports aux bénéficiaires

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Soutenir les efforts des pays à revenu faible et intermédiaire pour surmonter les obstacles liés à la vaccination afin d’atteindre les populations à risque.

NEW YORK, USA, le 06 Mai 2022 -/African Media Agency (AMA)/- La Fondation Rockefeller a annoncé le lancement de Global Vaccination Initiative– Initiative mondiale pour la vaccination -, un investissement de 55 millions de dollars qui s’étend sur période de deux ans dans l’optique de soutenir les efforts menés par les pays en vue de vacciner complètement 90 % des populations les plus vulnérables en Afrique, en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes. Avec cette nouvelle initiative, la Fondation entend focaliser ses ressources en matière de santé mondiale sur le financement d’interventions locales visant à accroître la demande de vaccins – accès, confiance et information – qui ont été jusqu’à présent sous-estimées, peu comprises et insuffisamment financées dans la réponse mondiale au Covid-19, tout en exploitant des données provenant de sources fiables et crédibles afin de renforcer les systèmes de santé et de s’assurer qu’ils répondent aux besoins des populations les plus vulnérables.

Les vaccins contre la Covid-19 incarnent encore la meilleure opportunité pour le monde de gérer et de vaincre durablement la pandémie. Pourtant, deux ans après le début de la pandémie, les taux de vaccination restent gravement inéquitables : seuls 15% des personnes dans les pays à faible revenu ont reçu au moins une dose, alors que les pays à revenu élevé déploient des rappels pour la troisième, voire la quatrième fois. 
« Le monde dispose de tous les outils nécessaires pour rendre la Covid-19 endémique pour tous, partout – mais seulement si ces outils sont entre les mains des personnes qui en ont le plus besoin », a déclaré le Dr Rajiv J. Shah, président de la Fondation Rockefeller. « Avec ce nouvel engagement, la Fondation Rockefeller aidera les pays du Sud à atteindre les populations à risque, en augmentant simultanément les taux de vaccination contre le Covid-19 et en construisant des systèmes de santé capables de faire face aux futures épidémies de Covid-19 et à d’autres menaces pour la santé publique.»

Alors que l’offre mondiale de vaccins augmente et se stabilise, des problèmes difficiles liés à la demande empêchent les pays d’accélérer les campagnes de vaccination. L’accélérateur d’accès aux outils contre la COVID-19 estime que 6,8 milliards de dollars additionnels sont nécessaires pour soutenir la production de vaccins contre la Covid-19 et s’attend à ce que le financement provienne directement des pays eux-mêmes ainsi que des banques de développement et d’autres subventions internationales. Cela se produit à un moment où la Banque Mondiale estime que les nations à faible revenu ont besoin de 24 à 30 % de leur PIB pour répondre aux crises sanitaires et économiques de la pandémie et s’en remettre, mais avec la hausse des taux d’intérêt, l’encours de leur dette extérieure est passé à plus de deux tiers du PIB.

En réponse, l’Initiative mondiale pour la vaccination de la Fondation Rockefeller investira dans des projets visant à générer une demande de vaccins en ciblant trois leviers:

  1. Données et outils numériques : Par le biais d’un modèle de démonstration et de mise à l’échelle, les investissements soutiendront des solutions fondées sur les données – en appliquant les dernières connaissances socio-comportementales, les outils numériques et l’analyse des données – afin de fournir aux décideurs des informations exploitables et adaptées à leurs contextes et à leurs communautés pour définir les approches les plus efficaces pour accroître la vaccination des groupes les plus vulnérables, tels que les adultes âgés à risque et les travailleurs sanitaires de première ligne.
  1. Renforcement des capacités : Pour s’assurer que ces données soient effectivement intégrées dans les stratégies de vaccination, la Fondation travaille avec des partenaires sur le terrain afin d’accroître l’engagement et la mobilisation des communautés, et de mettre en place des solutions adaptées et durables qui prépareront les systèmes de santé à des campagnes de santé de grande envergure dans le cadre de Covid-19 et au-delà.
  2.   Le financement : Pour soutenir durablement ces activités et obtenir des changements à long terme, la Fondation plaidera pour une augmentation du financement afin de répondre aux défis de la demande de vaccination et pour une plus grande flexibilité dans l’utilisation des fonds afin de renforcer les capacités des systèmes de santé locaux pour la vaccination de routine et d’autres services de santé essentiels.

« Alors que les vaccins contre la Covid-19 sont désormais de plus en plus accessibles aux pays à revenu faible ou intermédiaire, l’Initiative mondiale pour la vaccination a pour objectif de combler l’écart entre les taux de vaccination des pays riches et ceux des pays pauvres en s’attaquant à la cause première : la demande », a déclaré le Dr Bruce Gellin, responsable de la stratégie mondiale de santé publique à la Fondation Rockefeller. « Notre approche consiste à collaborer avec les pays pour comprendre les moteurs de la demande et les obstacles à la vaccination. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous pouvons concevoir des solutions novatrices permettant d’administrer rapidement des doses aux communautés les plus vulnérables.

« Mise en œuvre des mesures d’impact 
L’Initiative mondiale pour la vaccination de la Fondation Rockefeller a déjà engagé plusieurs organisations dans la mise en œuvre de sa stratégie notamment:

  • Les Nations unies, en collaboration avec Purpose, soutiennent Verified, un réseau de messagers de confiance, de citoyens bénévoles et de médias formés pour diffuser des informations exactes et vitales sur les vaccinations Covid-19 dans le but de sauver des vies et de contrer la désinformation en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Le mouvement brésilien #AllForVaccines est notamment devenu un sujet tendance sur Twitter avec plus de 50 000 interactions, la campagne sud-africaine Zwakala a été officiellement adoptée par le gouvernement sud-africain et les campagnes hyperlocales indiennes ont mobilisé 150 chefs communautaires, 10 000 conducteurs de rickshaw et vendeurs de rue vaccinés et des agents de soins de santé primaires pour diffuser des messages urgents dans 33 quartiers informels de Delhi. 
  • COVID Global Accountability Platform (COVID GAP), un partenariat entre l’Université de Duke et COVID Collaborative, visant à assurer un suivi fondé sur des preuves, des idées, et des recommendations qui aident collectivement à responsabiliser le monde pour répondre aux besoins urgents, tenir les engagements et accélérer la fin de la pandémie. COVID GAP a publié un rapport historique en mars 2022 appelant à un changement urgent de la réponse du monde à la pandémie, de la gestion de crise d’urgence à une stratégie de contrôle durable qui soutient les objectifs des pays qui reflètent les réalités et les priorités locales. Il s’agit notamment de donnerla priorité à la vaccination complète (y compris les rappels) des populations à haut risque, dans le but d’atteindre une couverture vaccinale de 90 %. 
  • Social Science Research Council (SSRC), pour lancer le Mercury Project, un consortium mondial de chercheurs qui se consacre à l’identification d’outils, de méthodes et d’interventions fondés sur des données probantes afin de favoriser le changement de comportement et de lutter contre la désinformation sur les vaccins. Répondant aux appels de l’Organisation mondiale de la santé, du bureau du Surgeon General des États-Unis et de la commission sur le désordre de l’information de l’Aspen Institute, le consortium sera une ressource essentielle pour les médias sociaux et les entreprises technologiques, ainsi que pour les décideurs politiques mondiaux, dans la mise en place d’un écosystème de l’information qui favorise le partage d’informations sanitaires précises et efficaces, tant pour la santé publique d’urgence que de routine. La sélection des équipes de recherche est en cours de finalisation et les subventions seront annoncées cet été.
  • Africa Infodemic Response Alliance (AIRA), une platforme co-animée par le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, pour soutenir le développement et l’essai de nouveaux outils et systèmes basés sur les données afin d’aider les équipes de terrain dans la région africaine à anticiper et à répondre aux vagues de désinformation sanitaire en temps réel.
  • AVAC, en partenariat avec Internews, pour développer son programme Media Science Café au Kenya, en Ouganda, en Zambie et au Zimbabwe, afin de réunir les journalistes avec les chercheurs, les responsables de la mise en œuvre, la société civile, les régulateurs et les décideurs politiques pour établir des relations qui favoriseront des reportages précis sur le Covid-19 dans ces pays. Parmi les partenaires figurent : Media for Environment Science, Health & Agriculture (MEHSA) au Kenya, Health Journalist Network in Uganda (HEJNU), Media Science Cafe (MESICA) en Zambie et Health Communicators Forum Zimbabwe grâce à un partenariat avec le Humanitarian Information Facilitation Centre.
  • Pulitzer Center pour exposer la nature interconnectée des inégalités systémiques mises en évidence par la pandémie de Covid-19 – de l’accès et de l’acceptation des vaccinations aux inégalités liées aux systèmes de santé – en portant ces histoires à des publics divers grâce à un journalisme fiable et à des engagements publics innovants.

L’Initiative mondiale pour la vaccination, qui fait partie d’un engagement d’un milliard de dollars de la Fondation en faveur d’une reprise inclusive et écologique de la pandémie de Covid-19 s’inspire des enseignements tirés de Precision Public Health, une initiative lancée par la Fondation en 2019 pour moderniser la santé publique et fournir des résultats de santé publique plus équitables, et de Equity-First Vaccination Initiative qui a soutenu des stratégies de vaccination hyper locales et communautaires pour atteindre 2 millions de personnes de couleur dans 5 villes américaines. Elle s’appuie également sur l’héritage centenaire de la Fondation en matière de santé publique mondiale. Les investissements ont permis de créer les premières écoles de santé publique et la campagne mondiale contre l’ankylostome, de lancer le développement du vaccin contre la fièvre jaune, de soutenir la recherche transrationnelle avec des outils tels que la pénicilline et de stimuler le développement d’un vaccin contre le sida. Pour en savoir plus sur l’Initiative mondiale pour la vaccination et ses bénéficiaires actuels, cliquez ici.

Distribué par African Media Agency pour La Fondation Rockefeller.

A propos de la Fondation Rockefeller
La Fondation Rockefeller est un organisme philanthropique pionnier qui s’appuie sur des partenariats de collaboration aux frontières de la science, de la technologie et de l’innovation pour permettre aux individus, aux familles et aux communautés de s’épanouir. Nous travaillons à promouvoir le bien-être de l’humanité et à rendre les opportunités universelles. Nous nous concentrons sur la mise à l’échelle des énergies renouvelables pour tous, la stimulation de la mobilité économique et la garantie d’un accès équitable à une alimentation saine et nutritive.Pour plus d’informations, inscrivez-vous à notre newsletter sur rockefellerfoundation.org et suivez-nous sur Twitter @RockefellerFdn.

Contact Média
Ashley Chang Chargé des relations avec les médias
La Fondation Rockefeller
Achang@rockfound.org
+1 212 852 0000

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L’Afrique connaît la plus longue baisse des cas de Covid-19 (OMS)

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NEW YORK, USA, le 15 Avril 2022 -/African Media Agency (AMA)/-L’Afrique connaît la plus forte baisse des infections liées au nouveau coronavirus depuis le début de la pandémie, a indiqué jeudi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les cas hebdomadaires enregistrés ont diminué au cours des 16 dernières semaines, tandis que les décès ont diminué au cours des huit dernières semaines.

Les infections, dues en grande partie à la quatrième vague pandémique provoquée par le variant Omicron, sont passées d’un pic de plus de 308.000 cas hebdomadaires au début de l’année à moins de 20.000 au cours de la semaine se terminant le 10 avril 2022.

Au cours de la semaine écoulée, environ 18.000 cas et 239 décès ont été enregistrés, soit une baisse de 29% et 37% respectivement par rapport à la semaine précédente. Selon l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU, ce faible niveau d’infection n’a pas été observé depuis avril 2020, aux premiers stades de la pandémie en Afrique.

La plus longue baisse des infections à Covid-19 jamais enregistrée en Afrique s’est produite entre le 1er août et le 10 octobre 2021. Actuellement, aucun pays n’est témoin d’une résurgence du nouveau coronavirus.

Risques d’une nouvelle vague avec la saison hivernale dans l’hémisphère sud

L’agence sanitaire mondiale de l’ONU considère qu’un pays est en résurgence lorsqu’il enregistre une augmentation de 20% des cas pendant au moins deux semaines consécutives. Dans le même temps, la hausse enregistrée d’une semaine sur l’autre doit être supérieure de 30% ou plus au pic d’infection hebdomadaire le plus élevé atteint précédemment.

Avec le recul des infections, plusieurs pays africains assouplissent les mesures clés, telles que la surveillance et la quarantaine, ainsi que les mesures de santé publique, notamment le port de masques et la mise en place de bandes lors de rassemblements de masse. Pourtant malgré la baisse des infections sur le continent, l’OMS se veut prudente.

« Il est crucial que les pays restent vigilants et maintiennent les mesures de surveillance, y compris la surveillance génomique pour détecter rapidement les variants en circulation, améliorer les tests et intensifier la vaccination », a déclaré dans un communiqué la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

D’autant qu’avec l’approche de la saison froide dans l’hémisphère sud, de juin à août, le risque d’une nouvelle vague de nouvelles infections est élevé. Les précédentes vagues pandémiques en Afrique ont souvent coïncidé avec des températures plus basses, lorsque les gens restent le plus souvent à l’intérieur et dans des espaces mal ventilés.  

L’OMS préconise le maintien des mesures de surveillance

« Le virus étant toujours en circulation, le risque d’émergence de nouvelles variantes potentiellement plus mortelles demeure, et les mesures de lutte contre la pandémie sont essentielles pour répondre efficacement à une recrudescence des infections », a prévenu la Dre Moeti.

En outre, de nouveaux variants peuvent avoir un impact sur l’évolution de la pandémie. Au Botswana et en Afrique du Sud, les chercheurs poursuivent l’analyse des nouvelles sous-lignées du variant Omicron récemment détectées dans ces pays afin de déterminer si elles sont plus infectieuses ou virulentes.

Les BA.4 et BA.5 identifiés dans les deux pays d’Afrique australe ont également été confirmés en Belgique, au Danemark, en Allemagne et au Royaume-Uni. Actuellement, l’OMS estime qu’aucune différence épidémiologique significative n’est observée entre les nouvelles sous-lignées et les sous-lignées connues du variant Omicron, qui comprennent les sous-lignées BA.1, BA.2 et BA.3.

Face aux risques d’émergence de nouveaux variants et sur la base des directives techniques actuelles de l’OMS, l’Organisation exhorte les pays à peser les risques et les avantages lorsqu’ils assouplissent les mesures relatives au coronavirus. Il s’agit ainsi de tenir compte de la capacité de des systèmes de santé des pays, de l’immunité de la population face à la Covid-19 et des priorités socio-économiques nationales. « Des systèmes doivent être mis en place pour rétablir rapidement les mesures si la situation épidémiologique s’aggrave », a conclu l’OMS Afrique.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour ONU infos.

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