Deux jours après l’éviction d’Ousmane Sonko du poste de Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a annoncé dimanche sa démission, ouvrant une nouvelle phase d’incertitude au sommet de l’Etat.
Dans un communiqué publié à Dakar, l’intéressé affirme avoir pris cette décision « après une profonde réflexion », évoquant un « choix personnel » dicté par « le sens de l’Etat » et « l’intérêt supérieur de la Nation ». Aucun détail supplémentaire n’a toutefois été donné sur les motivations politiques de ce départ.
Originaire de Dahra, dans le département de Linguère, El Malick Ndiaye avait été élu à la tête de l’Assemblée nationale le 2 décembre 2024, lors de l’installation de la 15e législature. Sa démission intervient dans un contexte de recomposition accélérée du pouvoir autour du président Bassirou Diomaye Faye.
Le départ du chef du Parlement intervient surtout dans le sillage du limogeage d’Ousmane Sonko, figure centrale du parti au pouvoir et acteur majeur de la victoire présidentielle de 2024. Plusieurs médias sénégalais évoquent désormais un réaménagement plus large des équilibres institutionnels, susceptible de modifier les rapports de force au sein de l’exécutif et de la majorité parlementaire.
Cette séquence politique alimente les interrogations sur la stratégie du pouvoir sénégalais à un moment où le pays fait face à des attentes sociales élevées et à des défis économiques persistants. La désignation d’un nouveau président de l’Assemblée nationale sera désormais observée comme un indicateur clé de la nouvelle architecture politique en préparation à Dakar.