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Economie

573 millions de personnes vivent dans le noir en Afrique Subsaharienne

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Dans le rapport Energy Progress Rapport publié par u rapport publié par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), la Division de statistique de l’ONU (UNDESA), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en mai dernier, l’organisation dresse un bilan de l’accès à l’énergie dans le monde. L’accès à l’électricité à l’électricité progresse. Mais la population n’ayant pas accès à l’électricité demeure importante en Afrique.

573 millions de personnes vivent sans électricité en Afrique

Le taux d’électrification dans le monde est passé de 83 % à 89 % en 2017. C’est un taux de croissance annuel de 0,8 %. Ainsi, la population mondiale sans accès à l’électricité est passée de 1,2 milliard en 2010 à 840 millions en 2017.
La croissance de l’électrification concerne toutes les régions du monde sur la période 2010-2017 : l’Asie, l’Amérique et l’Afrique. Mais le déficit d’accès est le plus important en Afrique avec 573 millions de personnes n’ayant pas accès à l’électricité en 2017.
Les 20 pays les moins électrifiés se trouvent en ‘Afrique subsaharienne et abritaient plus de 320 millions de personnes sans accès à l’électricité en 2017. Outre le Burundi, le Malawi, le Tchad et la République démocratique du Congo, ces pays ont été électrifié à un taux de plus de 1% par an depuis 2010. Le Soudan du Sud et le Rwanda, en particulier, se distinguent par un taux annuel de plus de 3%. Points selon la banque. Selon le rapport 6 habitants sur 10 ont accès à l’électricité.

6 personnes sur 10 n’accèdent pas à des combustibles propres

61 % de la population ont accès à des combustibles et technologies propres pour la cuisson des aliments est passée de 57% en 2010 à 61% en 2017. Malgré cette augmentation, près de 3 milliards n’ont pas accès à des combustibles et technologiques propres pour la cuisson des aliments.
Sans actions rapides, l’impact sur la santé va être importante. « Les enjeux sanitaires sont immenses, sans parler de l’aggravation des inégalités, en particulier pour les femmes et les enfants. Des mesures ciblées doivent être engagées pour éviter environ 4 millions de décès par an provoqués par la pollution de l’air à l’intérieur des habitations : pneumonies, maladies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, maladies pulmonaires et cancers. L’accélération des progrès est difficile mais possible, grâce à un engagement politique et financier pour étendre l’accès à des moyens de cuisson fiables, non polluants et abordables », déclare Maria Neira, directrice du département santé publique et environnement à l’Organisation mondiale de la santé.
La majorité de la population en déficit d’accès est localisée en Afrique subsaharienne, Asie centrale et méridionale, Asie orientale et méridionale. Les 20 principaux pays à déficit d’accès représentaient 82% de la population mondiale sans accès. L’Inde et la Chine représentaient 45% de la population totale sans accès à des combustibles de cuisson propres en 2017. Six des 20 pays avaient des taux d’accès inférieurs à 5% ; il s’agissait de la République démocratique du Congo, de l’Éthiopie, de Madagascar, du Mozambique, de l’Ouganda et de la Tanzanie.
En Côte d’Ivoire, l’utilisation des combustibles restent faibles avec 21 % de la population pouvant accéder à des technologies et combustibles propres.

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Dépenses publiques : l’agence de notation Moody’s optimiste sur la capacité de résistance aux chocs extérieurs de la Côte d’Ivoire

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D’après un rapport de l’agence Moody’s, la Côte d’Ivoire et trois pays africains disposent d’une grande capacité d’ajustement des dépenses publiques pour résister à des chocs extérieurs.
« Le Rwanda, le Cameroun et la Côte d’Ivoire bénéficient de la plus grande flexibilité en matière de dépenses, reflétant les niveaux élevés de dépenses en capital et le caractère concessionnel de la dette (qui contient des intérêts débiteurs) », peut-on lire dans le document.

En cas de choc extérieur, les économies nigérianes, namibiennes et Ghanéennes pourraient difficilement résister en raison de la structure de leurs dépenses publiques. Tandis que les économies ivoiriennes, Camerounaises et rwandaises disposent de plus de marges de manœuvres.

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Côte d’Ivoire : la filière banane évolue pour s’adapter aux normes et résister à la concurrence

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L’Union européenne et l’Etat de Côte d’Ivoire ont financé le programme des Mesures d’accompagnement de la banane (MAB). Pour la Côte d’Ivoire, premier exportateur de banane dessert dans l’union européenne, ce programme est critique. Son objectif est de relancer la filière qui fait face à la concurrence des pays d’Amérique Latine et une évolution des marchés européens. Le coût du programme est de 7 milliards FCFA financé par l’Union Européenne et la Société de culture bananière.

« Au cœur de cette relance, il s’agit de regrouper des petits planteurs sur des blocs de culture leur permettant de mutualiser toutes les infrastructures de production et de disposer, individuellement, de parcelles économiquement rentables avec l’appui technique des plantations industrielles ». Il s’agit, à terme, de mettre en place 1600 hectares de bananes dessert pour l’installation de jeunes producteurs appelés à devenir de véritables entrepreneurs ruraux vivant de leur métier », a précisé Mamadou Sangafowa Coulibaly le ministre ivoirien de l’agriculture.

Les phases pilotes du programme ont abouti à la création de deux blocs de 200 ha de bananeraies chacun, entièrement aménagés et équipés avec les infrastructures modernes adoptées par la filière sur les sites de N’douci et de Niakaramandougou.

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Côte d’Ivoire : la Corruption en hausse selon l’étude Afrobarometer

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Les citoyens de 35 pays africains ont été interrogés pour la dixième vague du Baromètre mondial de la corruption pour l’Afrique. Selon ce sondage, la corruption s’aggrave dans les pays. Plus d’un citoyen africain sur quatre a payé un pot-de- vin au cours de l’année précédente pour accéder à des services publics tels que les soins de santé et l’éducation. En outre, la corruption touche toutes les classes car les plus pauvres versent deux fois plus souvent des pots-de-vin que les plus riches.

La tendance est la même pour la Côte d’Ivoire. 4 personnes sur 10 pensent que la corruption a progressé en Côte d’Ivoire au cours des 5 dernières années. Les progressions notables sont notées au niveau de la Police et des services publics. En effet, 26 % des personnes en contact avec les services de police en 2015 déclarent avoir payé un pot de vin contre 43 % en 2019. Tandis qu’en 2015, 13 % des personnes ayant utilisé un service public déclarent avoir payé un port de vin contre 20 % en 2019.

L’analyse par institution montre que la police, les dirigeants d’entreprises et les officiels du gouvernement sont vues comme les classes les plus corrompues de la société. Comparée à la dernière enquête en 2015, on observe qu’une progression de la corruption au niveau des membres du parlement (+6 points), les leaders religieux (+5pts) et les leaders traditionnels (+5 pts). Tandis qu’il y a une baisse pour les professions suivantes : les magistrats et les juges (-4 pts), les dirigeants d’entreprises (-9 pts).
Pour une personne interrogée sur deux, l’action d’un individu ne peut impacter véritablement la lutte contre la corruption.

31 % des personnes trouvent efficace l’action du gouvernement contre la corruption en 2019 contre 44 % en 2013. C’est une baisse de 13 points. De plus, les ivoiriens ne croient pas à l’impact des actions individuelles. Pour une personne interrogée sur deux, l’action d’un individu ne peut impacter véritablement la lutte contre la corruption.

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