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Côte d’Ivoire : Les avantages du statut d’autoentrepreneur

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La Côte d’Ivoire s’est dotée d’un statut et d’un régime spécifique pour les auto-entrepreneurs. Grâce à ce dispositif, Un auto-entrepreneur (ou micro entrepreneur) bénéficie d’un régime juridique unique et d’une gestion administrative simplifiée pour créer facilement son activité.

Quelles sont les conditions pour être auto-entrepreneur ou entreprenant ?

L’Entreprenant est un entrepreneur individuel, une personne physique qui exerce tout seul une activité professionnelle civile, commerciale, artisanale ou agricole.

Pour accéder à ce régime, l’auto-entrepreneur ou entreprenant doit :

  • Être une personne physique ;
  • Avoir plus de 18 ans ;
  • Créer une entreprise individuelle ou posséder une entreprise individuelle existante ;
  • Exercer une activité artisanale, commerciale ou libérale à titre principal ou complémentaire ;
  • Réaliser un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions FCFA pour les entreprises de service, 20 millions pour les artisans et 30 millions FCFA pour les commerçants au cours des cinq dernières années.

Quelles sont les avantages du statut de l’auto-entrepreneur ou entreprenant ?

Le statut de l’entrepreneur vous permet de bénéficier d’une reconnaissance légale. De plus, il vous permet de bénéficier des avantages suivants :

  • Une procédure de création simplifiée par simple déclaration à  l’Agence CI PME
  • La possibilité d’exercer l’activité à domicile
  • La tenue d’une comptabilité simplifiée
  • Une fiscalité réduite
  • La possibilité de bénéficier d’une protection sociale
  • L’impossibilité de saisie du domicile

Qui sont exclus du statut de l’auto-entrepreneur ?

  • Les fonctionnaires
  • Les entrepreneurs exerçant déjà une activité soumise à la taxe professionnelle en tant que personne morale ou physique

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Comment David Ouedje bâtit une entreprise de référence dans l’industrie mécanique industrielle ivoirienne

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Les nouveaux acteurs du secteur industriel en Afrique de l’ouest peinent à trouver les équipements nécessaires pour lancer leurs unités de productions sur le marché local. Avec Laouedje 2OHD, David Ouedje opère sur un niveau manquant nécessaire pour accroître les capacités des micros usines.

Lors de nos différents entretiens avec les dirigeants des nouvelles petites et moyennes entreprises industrielles, il ressort qu’un des freins principaux à la transformation des produits sur le plan local est la mécanique industrielle. En effet, il n’existe parfois pas de producteurs locaux pour les machines pour les unités industrielles ou les équipements existants à l’extérieur ont des prix très élevés pour ces petites et moyennes entreprises.

David Ouede, passionné de mécanique depuis son enfance après avoir fourni avec succès des outils pour la transformation à des coopératives, créé en 2007 Laouedje 2OHD. L’entreprise propose une large gamme de machines qui permettent de transformer des produits : fours céramiques haute température, chaudières à vapeur, fragilisateurs pour la noix de cajou, incinérateurs de déchets biomédicaux, fours à pâtisserie, boudineuses à argile, séchoirs, fours à pizza mobile, les alambics pour la distillation des huiles essentielles et de l’alcool, cuiseurs d’attiéké grande capacité, etc. Il peut également créer des machines à la demande afin de répondre à des besoins spécifiques. « Les équipementiers doivent donc soutenir l’élan de transformation des produits locaux entamés par certains producteurs en leur fournissant le matériel adéquat » a indiqué David Ouede.

Près de dix années après le démarrage de l’entreprise, il est récompensé en 2018 par le prix du meilleur jeune inventeur dans la transformation et service d’appui ou valorisation des produits à la 3e édition du SIETTA. Ce prix ne l’incite pas à se reposer sur ses lauriers. Afin de faire passer l’entreprise à une autre échelle, il intègre en 2019 le programme USAID pour le renforcement de capacités des PME, une initiative de l’agence des États Unis pour le développement international (USAID), en partenariat avec Entrepreneurial Solutions Partners (ESP).  » Ce programme nous a beaucoup apportées dans l’organisation structurelle de notre entreprise et dans l’organisation de notre système de production qui a eu un impact positif sur notre rentabilité « , a-t-il précisé.

Son rêve est de devenir l’équipementier national de référence en raison de la qualité et la finition dans la conception de ses machines. Il souhaite ainsi contribuer à l’essor du secteur agricole en Côte d’Ivoire et en Afrique. 

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Alna Entreprise veut devenir le roi des légumes et sauces en conserve

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Après avoir relancé avec succès les sauces ou concentré de légumes ou fruits locaux (piment, aubergine, palme), Stéphane Namogo veut positionner les produits Fefee comme le leader du marché de la sauce en conserve.

Rien ne prédestinait Stéphane Namogo à relancer ALNA ENTREPRISES, l’entreprise de production de conserves de légumes locaux fondée par sa mère. Mais l’usine neuve de l’entreprise a été entièrement pillée durant la crise post-électorale de 2010 et l’entreprise a été au point mort durant plusieurs années . En effet, diplômé en audit et contrôle de gestion, il réalise une carrière dans des organisations internationales et dans le secteur privé en France et en Côte d’Ivoire. Il est rattrapé par sa passion pour la flore et la faune qui le pousse à travailler sur des projets en rapport avec la nature et ses fruits. Ensuite, il a la chance de travailler dans le groupe NSIA, le modèle d’entreprise familial ivoirien. Le modèle du développement du groupe lui enseigne qu’il est possible de bâtir des entreprises familiales aux normes internationales et qui contribuent au progrès économique de la nation et de l’Afrique. « A NSIA, j’ai eu la chance d’apprendre sous la direction de Bénédicte Janine Kacou Diagou. De plus, j’ai observé la ténacité du directeur général du groupe AITEK. Le point commun de ces deux dirigeants est le fait d’avoir construit de véritables locomotives économiques pièces par pièce. Aujourd’hui, ces entreprises impactent la Côte d’Ivoire et l’Afrique ».

En 2018, Stéphane et toute l’équipe ont revu les protocoles de production et perfectionné les produits existants. En 2019, les produits sont à nouveau commercialisés. Alna Entreprise propose une gamme de quatre concentrés : concentré sauce graine, concentré d’aubergine (NDROWA et CLONGBO), concentré de gnangnan et concentré de piment. Après plus d’un an, ils écoulent en moyenne 3 000 boites par mois dans 45 points de vente et via les réseaux sociaux. Les boîtes ont un coût abordable le concentré de Gnagnan coûte 1 150 FCFA et sont accessibles aux ménages les plus modestes. Cependant le concurrent principal est le fait maison a indiqué Stéphane Namogo. En effet, malgré la forte urbanisation, les consommateurs ivoiriens privilégient en général les méthodes de cuissons traditionnelles et certains sont hostiles aux boites de conserve.

Stéphane rêve de devenir le leader du marché des conserves de légumes. À court terme, il souhaite multiplier par quatre les ventes grâce à l’agrandissement de son réseau de distribution nationale. Ensuite, ils souhaitent développer ses ventes dans la sous-région (Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie) et en occident (Canada, Etats-Unis, France et Belgique).

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Yalerri, la marque de prêt-à-porter ivoirienne qui monte

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Pacy Kadio-Morokro, passionnée de mode, a créé la marque de prêt-à-porter Yalerri en 2005.

« J’ai commencé à faire quelques robes et des hauts en Jersey en y ajoutant des bandes de pagnes tissés. Des tenues qu’on peut porter pour aller au travail », a déclaré Pacy. Titulaire d’un diplôme en droit des assurances, elle débute sa carrière en tant que juriste dans une entreprise. En parallèle, elle crée des modèles qu’elle fait coudre et vend à son entourage.

En 2005, elle lance la marque de prêt-à-porter Yalerri qui signifie ce que l’on met sur soi en langue Sénoufo. Yalerri se positionne comme une marque qui met le textile africain à l’honneur avec une coupe moderne, une touche de tissé et de pagne. « Nos articles sont intemporels, simples et confortables, modernes et métissés, qui mêlent harmonieusement influences occidentales et africaines », explique Pacy.

Pacy a gagné en crédibilité grâce à plusieurs prix. En 2015, elle remporte le prix de la meilleure collection et le prix du mérite du prêt-à-porter en 2017, au Top 10 de la mode et en 2019 le Prix Ettyka de l’excellence opérationnelle. Des prix qui viennent comme pour démontrer qu’elle n’avait pas tort de laisser place à sa passion. Par ailleurs, elle emploie plus d’une dizaine de personnes. Elle a lancé, d’ailleurs, un espace de coworking dans le domaine de la production textile l’année dernière.
Pacy rêve de positionner Yalerri comme une marque nationale et de produire à grande échelle pour répondre à la demande grandissante. Pour atteindre ces objectifs, elle a intégré le programme de renforcement de capacités des PME en août 2020, initié par la firme Entrepreneurial Solutions Partners (ESP) en partenariat avec l’USAID. 

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