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La cheffe des droits de l’homme de l’ONU s’inquiète de la situation au Mali et en Côte d’Ivoire

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A l’ouverture de la 45e session du Conseil des droits de l’homme, lundi à Genève, la cheffe des droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a appelé les différents acteurs politiques et le nouveau pouvoir au Mali à mettre les droits fondamentaux de tous les Maliens au centre des négociations actuelles sur la transition.

NEW YORK, USA, le 15 Septembre 2020,-/African Media Agency (AMA)/- « Toutes les discussions en cours sur les arrangements politiques de transition devraient être centrées sur les droits fondamentaux de tous les Maliens, afin de garantir qu’ils travaillent à prévenir de nouveaux conflits », a déclaré Mme Bachelet, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme. 

« Toutes les personnes détenues illégalement en relation avec les événements du 18 août devraient être libérées », a-t-elle ajouté, relevant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient respectés, y compris lors des opérations de sécurité, en particulier compte tenu de l’extrême fragilité de la situation sécuritaire. 

En rapport avec les derniers développements socio-politiques, notamment l’avènement des militaires au pouvoir avec le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), Mme Bachelet s’est également inquiétée de l’impact économique des sanctions récemment adoptées.

Lors d’un sommet par vidéoconférence le 20 août, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait dénié toute légitimité aux militaires.  L’organisme sous-régional avait ainsi ordonné la fermeture des frontières de ses États membres avec le Mali, et stoppé tous les flux financiers et commerciaux.

Or, selon Mme Bachelet, de telles sanctions « dans un contexte où l’extrême pauvreté, les conflits et l’insécurité, et les risques climatiques tels que les inondations et les sécheresses créent de grandes difficultés et détériorent les conditions humanitaires ».

Par ailleurs, les services de Mme Bachelet continuent de renforcer leur présence sur le terrain dans la région du Sahel. Il s’agit de soutenir les forces militaires conjointes du G5 Sahel dans le développement et le renforcement de son contrôle et de sa responsabilité internes visant à prévenir les violations des droits de l’homme dans le contexte des opérations des forces conjointes. 

« Les récentes allégations de violations des droits de l’homme par les forces armées au Burkina Faso, au Mali et au Niger soulignent la nécessité urgente d’une action décisive à cet égard », a fait valoir Mme Bachelet. 

Vue aérienne du quartier du Plateau à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Photo ONU/Basile Zoma

Durcissement des positions et hausse des discours de haine en Côte d’Ivoire 

Toujours sur le continent africain, Mme Bachelet a attiré l’attention du Conseil des droits de l’homme « sur la répression croissante de l’espace démocratique et civique dans ce qui devient un environnement profondément détérioré pour les droits de l’homme » en Tanzanie. 

À l’approche des élections du mois prochain, ses services reçoivent « de plus en plus de rapports faisant état d’arrestations et de détentions arbitraires d’acteurs de la société civile, de militants, de journalistes et de membres des partis d’opposition ».

La cheffe des droits de l’homme s’est également préoccupée de la situation en Côte d’Ivoire où le processus électoral a commencé dans « un climat politique tendu et sur fond de déclencheurs de violence préexistants liés à des questions de nationalité, de clivages régionaux et ethniques toxiques, d’inégalités économiques, de discrimination et d’impunité pour les crimes passés ». 

Selon Mme Bachelet, ces fractures sociales risquent de s’aggraver avec l’intensification de la campagne politique et le durcissement des positions. 

A cet égard, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme a noté « une augmentation des discours de haine sur les médias sociaux ». Elle invite donc instamment les autorités à veiller à ce que les droits de l’homme de chacun soient pleinement protégés et respectés en cette période électorale importante.

Au Burundi, les mesures prises depuis juillet pour arrêter et poursuivre les membres de l’aile jeunesse du parti au pouvoir, les officiers supérieurs de police et les administrateurs locaux qui auraient commis des extorsions et d’autres crimes sont « encourageantes ».

Cependant, depuis les élections de mai, des informations continuent de rapporter « des arrestations et des détentions pour des motifs politiques, ainsi que l’incendie de maisons de membres du parti d’opposition ». « J’encourage fermement les autorités à faire respecter les droits de l’homme », a fait remarquer Mme Bachelet, relevant que « ce sont là les moyens les plus efficaces de prévenir les conflits ».

© UNOCHAUne vue de la zone portuaire dévastée par l’explosion qui a eu lieu le 4 août à Beyrouth, au Liban.

La cheffe des droits de l’homme plaide pour des réformes au Liban

S’agissant de la situation au Moyen-Orient, la cheffe des droits de l’homme s’est inquiétée de la situation au Liban où des crises politiques, socio-économiques et financières aggravées ont constamment pesé sur la population. Des rapports indiquent que plus de la moitié de la population libanaise vit désormais dans la pauvreté. Il s’agit presque du double du taux de l’année dernière. 

Dans ce contexte, l’explosion du port de Beyrouth le mois dernier a créé « une destruction supplémentaire, dévastant la vie, les moyens de subsistance et l’espoir des gens ».

Pour la Haut-Commissaire, il est donc « essentiel de rendre compte de cette tragédie, en menant une enquête impartiale, indépendante, approfondie et transparente sur l’explosion ». « Les acteurs politiques doivent convenir et mettre en œuvre des réformes », a-t-elle ajouté. Il s’agit, selon Mme Bachelet, « d’empêcher une nouvelle érosion des droits, afin de répondre de manière significative aux doléances de la population et aux lacunes sous-jacentes du pays en matière de droits de l’homme ».

En Syrie voisine, la population continue d’être confrontée à des crises multiples et globales. La pandémie a mis en évidence la dévastation d’un système de santé meurtri par les bombardements délibérés et les autres effets du conflit, et mal équipé pour répondre aux besoins les plus élémentaires. « Il faut mettre un terme à cette inhumanité et à ce conflit », a estimé la Haut-Commissaire.

Dans le territoire palestinien occupé, l’escalade de la tragédie à Gaza est particulièrement préoccupante. Le blocus maritime et terrestre qu’Israël impose depuis 13 ans a entraîné l’arrêt complet des principales activités économiques et commerciales de Gaza.

« Avec la forte augmentation des cas de Covid-19 à Gaza, le secteur de la santé est maintenant confronté à un effondrement total, à moins que certains aspects du blocus ne soient levés », a affirmé Mme Bachelet. 

Le sort des Ouïgours et la situation à Hong Kong

Concernant la situation des droits de l’homme en Chine, la Haut-Commissaire s’est une nouvelle fois inquiétée du sort des Ouïgours. Ses services continuent « de dialoguer avec le gouvernement chinois sur la situation dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang et sur l’impact de ses politiques sur les droits de l’homme ». « À la suite d’une invitation du gouvernement chinois, j’ai discuté avec les autorités des conditions d’une éventuelle visite au Xinjiang lorsque les conditions seront favorables », a déclaré Mme Bachelet.

De plus, le Haut-Commissariat, continue de suivre l’évolution de la situation dans la région administrative spéciale de Hong Kong, en particulier l’impact de la loi sur la sécurité nationale. « Depuis son entrée en vigueur en juillet, au moins 24 personnes ont été inculpées en vertu de cette loi », a affirmé Mme Bachelet.

Or selon la Haut-Commissaire, les autorités de Hong Kong ont toujours déclaré que la loi n’avait pas pour but de nuire à l’exercice pacifique des droits de l’homme par les résidents de Hong Kong. En conséquence, elle encourage les autorités de Hong Kong à prendre des mesures pour revoir la loi en réponse à toute conséquence négative qu’elle pourrait avoir sur la jouissance des droits de l’homme.

Unsplash/Tito TexidorDes policiers à une manifestation Black Lives Matter à Portland, Oregon (Etats-Unis).

Reddition des comptes pour les violences policières contre les Noirs aux Etats-Unis

Aux États-Unis, c’est l’absence de reddition de comptes pour de nombreux assassinats antérieurs de noirs qui souligne la gravité de cette crise dénoncée par le mouvement « Black lives matter » (La vie des Noirs compte).   

Selon Mme Bachelet, la mort de Jacob Blake le mois dernier dans le Wisconsin, causée par un officier de police, et les détails qui sont apparus concernant la mort de Daniel Prude à Rochester, dans l’État de New York, rappellent une fois de plus la nécessité d’une action urgente. Elle prône également une action « profonde pour combattre le racisme systémique et la discrimination raciale dans la police et dans la société ».

De nombreux engagements de réforme ont été pris par les villes et la police après l’assassinat de George Floyd en mai – y compris par les forces de l’ordre à Kenosha. « Ces paroles doivent s’accompagner de changements réels pour créer un environnement dans lequel les Afro-Américains se sentent protégés par les forces de l’ordre et l’État », a-t-elle fait remarquer. 

Toujours dans les Amériques, les services de Mme Bachelet ont constaté « une participation accrue des militaires aux affaires publiques et à l’application de la loi au Brésil – ainsi qu’au Mexique, au Salvador et ailleurs ». Bien qu’elle reconnaisse « le contexte sécuritaire difficile », la cheffe des droits de l’homme estime que « toute utilisation des forces armées dans la sécurité publique devrait être strictement exceptionnelle et faire l’objet d’une surveillance efficace ».

De plus, le grave impact socio-économique de la pandémie de Covid-19 dans les Amériques devrait alerter tous les acteurs sur l’urgence de s’attaquer aux profondes inégalités de développement de la région. « Associée à des systèmes démocratiques souvent fragiles, elle peut également constituer un avertissement de risques potentiellement élevés de troubles sociaux », a-t-elle alerté.

Plus largement, la Haut-Commissaire soutient que la seule façon de construire une reprise durable dans le monde sera de s’attaquer aux causes profondes des inégalités, de l’exclusion et de la discrimination. Il sera également crucial de renforcer la démocratie et de sauvegarder les droits de l’homme en réponse à l’augmentation des niveaux de violence dans la région. 

Avec la pandémie de Covid-19, une crise sanitaire rapide et mondiale est entrée en collision avec de nombreuses crises politiques et socio-économiques plus lentes et plus profondes dans le monde entier. « Et ces multiples fractures sous-jacentes, qui nous ont rendus plus vulnérables à ce virus, et qui créent des points d’entrée pour ses méfaits, résultent principalement de processus politiques qui excluent la voix des gens, et de lacunes dans la protection des droits de l’homme », a affirmé l’ancienne Présidente chilienne.  

Mais face aux nombreuses crises auxquelles l’humanité a été confrontée, Mme Bachelet reste tout de même convaincue qu’ensemble, le monde peut relever les défis actuels – et que nos sociétés peuvent en sortir plus aptes à prévenir l’injustice.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour ONU Info.

Source : African Media Agency (AMA)

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L’OMS promet une enquête solide sur des allégations d’abus sexuels visant des employés en RDC

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a promis mardi que tout membre de son personnel travaillant dans le cadre de son équipe d’intervention contre Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et qui aurait été impliqué dans des abus sexuels, serait confronté à « des conséquences graves, y compris le licenciement immédiat ».

NEW YORK, USA, le 30 Septembre 2020,-/African Media Agency (AMA)/-L’agence onusienne a publié une déclaration au libellé ferme en réponse aux allégations formulées, à la suite d’une enquête de plusieurs mois, par des journalistes de The New Humanitarian et de la Fondation Thomson Reuters, qui affirment que des hommes s’identifiant comme travaillant pour l’OMS ont été accusés d’abus sexuels par une trentaine de femmes.

Au total, 51 femmes ont affirmé avoir été exploitées ou abusées sexuellement par des hommes principalement étrangers, s’identifiant comme des travailleurs humanitaires à Beni, la principale ville au centre de la pire épidémie d’Ebola du pays, entre 2018 et juin de cette année.

Il y a eu plusieurs flambées épidémiques d’Ebola dans l’ensemble de la RDC, dont une actuellement en cours dans la province occidentale de l’Équateur. La grande épidémie dans l’est du pays, qui est au centre des allégations d’abus, a été officiellement déclarée terminée le 25 juin après près de deux ans, tuant environ 2.280 personnes.

Parmi les autres organisations qui auraient été citées par les accusatrices, il y a le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’Agence des Nations Unies pour les migrations (OIM), Medecins sans frontières, Oxfam, World Vision, l’organisme de bienfaisance médical ALIMA et le ministère congolais de la Santé.

Politique de tolérance zéro

Dans le communiqué, les dirigeants et le personnel de l’OMS se sont déclarés « indignés » par ces informations : « Les actes qui auraient été commis par des personnes s’identifiant comme travaillant pour l’OMS sont inacceptables et feront l’objet d’enquêtes approfondies ».

« La trahison des personnes dans les communautés que nous servons est répréhensible », poursuit le communiqué. « Nous ne tolérons un tel comportement chez aucun de nos employés, sous-traitants ou partenaires. Toute personne identifiée comme étant impliquée sera tenue de rendre des comptes et encourra de graves conséquences, y compris un licenciement immédiat ».

L’agence des Nations Unies pour la santé a déclaré que son Directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus avait lancé un « examen approfondi des allégations spécifiques », soulignant que, comme pour le système des Nations Unies dans son ensemble, l’OMS a une politique de tolérance zéro en ce qui concerne l’exploitation et les abus sexuels.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour ONU Info.

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Soudan du Sud : 700.000 personnes affectées par les inondations (PAM)

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Les inondations au Soudan du Sud ont affecté 700.000 personnes, a annoncé mardi le Programme alimentaire mondial (PAM), relevant que ces pluies torrentielles ont créé une menace de niveaux de faim « catastrophiques » et ont laissé des centaines de milliers de personnes sans abri.

NEW YORK, USA, le 30 Septembre 2020,-/African Media Agency (AMA)/-« La situation humanitaire se détériore au Soudan du Sud. Environ 700.000 personnes sont dans une situation désespérée », a déclaré Matthew Hollingworth, Représentant du PAM au Soudan du Sud, lors d’une conférence de presse virtuelle. 

Selon l’agence onusienne, ces inondations « sans précédent » concernent plus de 36 comtés dans ce pays d’Afrique orientale. Ces pluies torrentielles ont ainsi submergé des villages entiers, des maisons, des terres agricoles, du bétail et des moyens de subsistance. 

Ces fortes précipitations ont amené les rivières à sortir de leur lit, inondant de vastes zones et habitations. Elles ont provoqué le déplacement de 85.000 personnes. Elles ont également perturbé les routes commerciales, endommagé les cultures et submergé des maisons.

Ces inondations ont tué le bétail qui est une source de richesse et dont les enfants dépendent pour avoir du lait nutritif. Les pluies torrentielles ont également décimé les récoltes, privant les communautés du fruit de leur travail et les plongeant résolument dans la faim et la pauvreté.© UNICEF/Maria Louise De La GuaQuelque 700.000 personnes ont été touchées par les inondations au Soudan du Sud, notamment à Pibor.

Les pires inondations depuis 60 ans

L’État de Jonglei a été le plus touché. Dans cette province, les récoltes risquent d’être décimées. 

« Je reviens tout juste de deux visites à Jonglei et 45% de toutes les terres de plantations de céréales et de sorgho – le pilier de l’alimentation – ont été perdues cette année. Cela vient s’ajouter à ce que nous avons vu l’année dernière, qui était très similaire », a ajouté M. Hollingworth.

De plus, sur le nombre total des 700.000 personnes affectées par les inondations, au moins 230.000 personnes vivent dans le Jonglei, qui a connu des débordements plus d’une fois. Dans tout le Jonglei et l’État de l’Unité, des maisons et des cliniques sont submergées, des communautés sont bloquées et des animaux sont morts dans les champs. Les écoles qui devraient ouvrir la semaine prochaine sont remplies de sans-abri.

Plus largement, la hausse du niveau des rivières et les inondations submergent les communautés de la région du Grand Nil supérieur à une vitesse alarmante, pour la deuxième année consécutive. 

« Ce qui est très préoccupant, c’est que ces pluies torrentielles dont nous sommes témoins ont commencé avant que les eaux de l’inondation de l’année dernière ne se soient complètement retirées », a fait valoir M. Hollingworth.

Les inondations sans précédent de 2019 avaient entraîné l’expansion des zones humides, les bassins du Sobat et du Nil. 

Cette année, « les inondations risquent d’être plus graves, les pires depuis 60 ans – et nous ne sommes pas encore au plus fort de la saison des inondations annuelles », a mis en garde le Représentant du PAM au Soudan du Sud.

En attendant, l’agence onusienne reste active sur le terrain. Elle entend venir en aide à ces milliers de personnes touchées par les inondations et qui ont perdu entre octobre et mars, leurs récoltes ainsi que leurs moyens de subsistance.PAMLe PAM a déclaré que les conditions humanitaires au Soudan du Sud se détériorent rapidement alors que le spectre de la faim plane sur le pays.

Eviter des niveaux de faim catastrophiques

Depuis le début des inondations en juin, plus de 300.000 personnes ont été atteintes dans les zones touchées par les inondations chaque mois.

Mais ces inondations viennent s’ajouter à « la sécurité alimentaire déplorable dans le Jonglei où plus de 1,4 million de personnes souffrent de faim aiguë et sévère ».  De plus, 300.000 enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë. 

« Ne vous y trompez pas, ces conditions difficiles ne peuvent que se détériorer davantage si aucune aide humanitaire adéquate n’est fournie », a insisté le Représentant du PAM. 

« Nous n’avons pas encore reçu de données confirmant la gravité de la situation, mais je pense que nous devons tous nous préparer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter la famine et pour éviter les niveaux de faim – une faim catastrophique – que nous avons malheureusement connus dans le passé dans ce pays », a fait remarquer le responsable du PAM. 

Plus largement, le Soudan du Sud traverse une crise complexe. La combinaison d’un conflit ayant entraîné le déplacement de près de 160.000 personnes, mais aussi des chocs économiques avec les prix élevés des denrées alimentaires, le changement climatique, qui se traduit par des conditions météorologiques extrêmes, plongent les communautés vulnérables dans la faim et le désespoir.

Le PAM a besoin de 58 millions de dollars pour les six prochains mois

Face à ces différentes urgences, le PAM a besoin d’au moins 58 millions de dollars pour les six mois à venir.

Ces contributions des pays donateurs permettront ainsi à l’agence onusienne de continuer à fournir une aide alimentaire d’urgence et la réhabilitation des biens des communautés qui ont été touchées par les inondations, comme la reconstruction de digues.

Nous devons tous nous préparer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter la famine 

Pour le Représentant du PAM, il est important d’apporter une aide aux communautés d’accueil qui doivent faire face à afflux de personnes déplacées par des inondations ou des violences. Il s’agit ainsi de prévenir de nouvelles tensions alors que Juba continue d’avancer progressivement dans la mise en œuvre de l’accord de paix de 2018.

« Alors que le bétail se déplace vers des zones où il n’était pas en pâturage auparavant, que les personnes sont déplacées vers des zones où il n’y a pas nécessairement suffisamment de ressources pour s’occuper d’elles et de la communauté hôte, tous ces éléments peuvent engendrer des problèmes à l’avenir », a mis en garde M. Hollingworth.

À long terme, il est également important de pouvoir encourager les gens à rentrer chez eux et à retrouver leurs moyens de subsistance, a-t-il insisté.

« Nous devons encore obtenir des données pour confirmer à quel point la situation sera grave, mais je pense que nous devons tous nous préparer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter la famine et pour éviter les niveaux de faim – la faim catastrophique – que nous avons malheureusement connus dans le passé au Soudan du Sud », a conclu le Représentant du PAM.

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Libyan rivals conclude talks on key security and military issues

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Delegations from Libya’s warring sides meeting in Egypt have concluded two days of security and military talks in efforts towards a lasting ceasefire, the UN political mission for the country, UNSMIL, has reported. 

NEW YORK, USA, September 30, 2020,-/African Media Agency (AMA)/-Police and military officers from the UN-recognized Government of National Accord (GNA) and the rival Libyan National Army (LNA) met in the Egyptian Red Sea resort of Hurghada for talks facilitated by the mission.

Libya fell into chaos following the 2011 overthrow of former leader, the late Muammar Gaddafi, leading to two rival administrations, with the GNA in the capital, Tripoli, while the LNA controls large areas of the east. 

A spirit of mutual trust 

The discussions in Egypt, which ended on Tuesday, were marked by “a spirit of responsibility, transparency and mutual trust”UNSMIL said in a statement issued that day. 

“They addressed a number of pressing security and military issues, including confidence-building measures; security arrangements in an area to be defined at a later stage within the framework of the 5+5 Joint Military Committee (JMC) talks; in addition to tasks and responsibilities of the Petroleum Facilities Guard (PFG).” 

The 5+5 JMC talks began earlier this year in Geneva, bringing together five senior officers from each side. 

The talks in Hurghada ended with a series of recommendations which will be presented to its members. 

Moving forward 

The parties urged the 5+5 JMC to swiftly resume face-to-face meetings starting next week, while all people detained on account of their identity or origin should be released “without pre-conditions or restrictions”. Additionally, a prisoner exchange should occur before the end of October. 

They also called for ending hate speech campaigns, replacing hatred “with a discourse of tolerance and reconciliation”, as well as rejection of violence and terrorism. 

Other recommendations included expediting the re-opening of air traffic and land transportation across Libya to ensure freedom of movement of all citizens. 

Participants also called for the 5+5 JMC to prioritize the PFG issue, and to take measures to ensure the regular production and export of oil and gas. 

Gratitude and hope 

“UNSMIL expresses its sincere gratitude to the Government of Egypt for its efforts in facilitating this important round of Libyan talks”, the statement continued. 

“The Mission equally appreciates the efforts of both delegations and welcomes the outcomes reached during the discussion. UNSMIL hopes that this positive development will contribute to paving the way towards a final and lasting ceasefire agreement.”

Distributed by African Media Agency (AMA) on behalf of UN News.

 

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