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Politique

Risque de désintégration de la CEDEAO face au départ de trois États dirigés par des juntes

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La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé dimanche son inquiétude quant à la possible désintégration de la région, suite à la volonté de Burkina Faso, du Mali et du Niger, tous trois gouvernés par des juntes, de quitter l’organisation.

Lors du sommet de la CEDEAO à Abuja, au Nigeria, la tension était palpable. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont clairement exprimé leur intention de se retirer de l’organisation régionale en signant un traité de confédération, nommé l’Alliance des États du Sahel, la veille. Omar Touray, président de la commission de la CEDEAO, a mis en lumière les périls d’une telle décision : disparition des avantages comme la liberté de mouvement et le marché commun de 400 millions de personnes. Les projets économiques, dont le financement dépasse les 500 millions de dollars dans ces trois pays, pourraient également être compromis.

Cette initiative des trois pays constitue un coup dur pour la coopération sécuritaire, notamment dans le partage de renseignements et la lutte contre le terrorisme, exacerbant ainsi l’insécurité dans une région déjà volatile. Le président de la commission a souligné que « la désintégration risque non seulement de perturber la liberté de mouvement et d’établissement des populations mais aussi d’aggraver l’insécurité dans la région. »

Lynn-karelle
Expert Etude Sectorielle
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